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La privatisation des entreprises publiques est-allemandes – la destruction de l’économie des nouveaux Länder

Comprendre, confronter, concrétiser

La privatisation des entreprises publiques est-allemandes – la destruction de l’économie des nouveaux Länder

CREDIT PHOTO : @PIXABAY (22/11/2019).

À l’occasion du trentième anniversaire de la chute du Mur, les disparités entre les deux anciens États voisins persistent. Les problèmes économiques auxquels l’Allemagne de l’Est doit faire face remontent à la transition économique du pays au début des années 90. 

Le mécontentement des habitants de l’Allemagne de l’Est se reflète sans ambiguïté dans les derniers sondages: selon les chiffres relevés par un sondage datant du mois d’octobre et publiés dans l’hebdomadaire allemand « Die Zeit », 41 % des citoyens issus des « nouveaux Länder » et de la ville de Berlin considèrent qu’ils ne peuvent pas exprimer leur opinion plus librement, voire encore moins librement, aujourd’hui qu’avant la chute du mur. 58 % déclarent ne pas se sentir mieux protégés contre les actes arbitraires de l’État. Au total, 52 % des allemands de l’est ne sont pas satisfaits du « fonctionnement de la démocratie en Allemagne ».

Il n’est rien de nouveau qu’aujourd’hui encore, 30 ans après la chute du mur de Berlin, de nombreux est-allemands se sentent comme des « citoyens de seconde classe », comme l’a rappelé récemment la chancelière Angela Merkel dans son discours en commémoration de la réunification allemande, le 3 octobre. Néanmoins, le fossé qui persiste entre l’ouest et l’est, le « mûr dans les têtes », se retrouve au cœur de l’actualité suite aux succès électoraux des partis populistes, à un nombre croissant d’agressions à caractère xénophobe et face à une partie de la population remettant en question l’état de droit démocratique dans sa forme actuelle. Ce phénomène n’est certes pas limité aux Länder de l’Est, mais les derniers résultats électoraux témoignent de l’ampleur du mécontentement. À l’élection législative de 2017, le parti Alternative für Deutschland (AfD), qualifié de parti populiste de droite avec des tendances vers l’extrême-droite, critiqué pour son agenda autoritaire, ses tendances xénophobes et ses liens étroits avec l’extrême-droite, a obtenu deux fois plus de voix qu’à l’ouest – 22,5 %. Depuis 2018, il est représenté au niveau régional dans les 16 parlements des Länder.

Selon des chiffres du Ministère de l’Intérieur, presque la moitié des délits qualifiés d’actes xénophobes sont commis à l’Est, alors qu’il ne représente que 17 % de la population.

Les raisons de ces différences sont certainement en partie historiques – suite à 40 ans sous le régime communiste avec un parti unique opprimant la liberté d’expression, et dont l’économie est organisée selon un système de planification centrale, l’État se trouve, à la fin des années 90, au bord de la faillite politique et économique. Tandis que des centaines de milliers de manifestants demandent un renouveau démocratique, le PIB est-allemand s’élève à plus de 43 %, et les salaires ne représentent plus qu’un tiers, du niveau ouest-allemand. Le chancelier de la RFA, puis de l’Allemagne réunifiée, Helmut Kohl, promet lors d’un discours prononcé à l’occasion de la création de l’union monétaire, économique et sociale entre les deux États, que les nouveaux Länder vont se transformer en des « paysages prospères, assurant à tous une vie et un travail ». En effet, le BIP se situe, en 2018, à 75 % du niveau à l’ouest, et présente une croissance supérieure (1,6 % contre 1,4 % à l’ouest). Les salaires s’élèvent aujourd’hui à 85 % de ceux dans les anciens Länder.

Malgré ces développements qui semblent rapprocher les conditions de vie dans les deux régions, des difficultés ont existé dès la réunification et persistent jusqu’à aujourd’hui : entre 1990 et 1996, 40 % de la population active était temporairement au chômage au moins une fois,, trois quarts ont fait l’objet de mesures de reconversion professionnelle. Aujourd’hui, la partie de la population employée dans le secteur à bas salaire est deux fois plus grande (32,1 % contre 16,5 % à l’ouest), 39 % des habitants vivant en pauvreté permanente se trouvent à l’est, alors qu’ils représentent à peine un cinquième de la population.

Incontestablement, cette situation est une conséquence de la destruction massive des emplois dans les entreprises nationalisées de l’ex-RDA : dans les années suivant la réunification, un tiers des emplois a été détruit suite à des mesures de privatisation et de restructuration ; dans le secteur industriel, la moitié de la population active a perdu son travail. Comment ceci pouvait-il arriver ? Le démantèlement d’une grande partie de l’économie de l’ancienne RDA est la conséquence de la politique d’un organisme formé en 1990, dont la mission est de privatiser les entreprises autrefois détenues par l’État selon les principes de l’économie du marché ouest-allemande : la Treuhandanstalt (THA). Dans les quatre années suivantes, elle va – souvent dans des circonstances douteuses et à l’aide d’escroqueries et de moyens de corruption – vendre environ 50 000 biens immobiliers, 10 000 grandes et 25 000 petites et moyennes entreprises à des prix dérisoires.

Cette « liquidation » de l’économie est-allemande est promue par les sociétés de conseil mandatées par la THA pour les privatisations, restant fidèles à leurs clients antérieurs, et poursuivent le seul but de la vente ou de la liquidation de concurrents potentiels. Ainsi, le plus grand investisseur dans l’Allemagne de l’est, Siemens, a pu acquérir la partie la plus précieuse de l’industrie de l’électronique de la ex-RDA – 16 entreprises collectivisées avec leurs 20 000 employées – pour la somme dérisoire de 250 Millions de Marks, négociée avec la THA à l’aide des bonnes relations avec ses dirigeants. Au bout de quatre ans, quand l’organisme est démis de ses fonctions, il aura accumulé 256 milliards de Mark de dettes. Suite aux opérations de privatisation et de restructuration, 2,5 Millions de personnes perdent leur emploi. Le secteur industriel est particulièrement touché : en trois ans seulement, la moitié des emplois disparaît. Au total, 80 % des biens vendus par la THA l’ont été à des investisseurs en Allemagne de l’ouest, 15 % ont trouvé un acheteur à l’étranger. Seuls 5 % sont restés entre les mains des allemands de l’Est.

De nombreux problèmes économiques que doit affronter l’Allemagne de l’Est aujourd’hui sont donc dus à la mauvaise transition d’un système d’économie planifiée à une économie du marché, alors que même le PDG de Siemens Heinrich von Pierer avait déclaré, au regard des investissements en Allemagne de l’ouest : « Au vu du défi national, il ne faut pas exagérer avec l’économie du marché ».

Théo REINKE


English translation :

The sellout of eastern Germany’s state-run companies – the downfall of the region’s economy

CREDIT PHOTO : @PIXABAY (22/11/2019)

30 years after the fall of the Berlin Wall, disparities between the two former neighbouring states persist. The economic problems eastern Germany has to face today have their roots in the transition from a centralised to a market-based economy.

Recent polls illustrate the discontent among Germany’s new regions’ population: according to a survey, published by the German weekly newspaper “Die Zeit” in october, 41 percent 

consider that their freedom to express their opinion has not improved or even been further restricted since the reunification. 58 percent feel less protected today against state arbitrariness, and a slight majority is unsatisfied with “the functioning of democracy in Germany”.

The fact that even today, thirty years after the fall of the Berlin Wall, a large number of East-Germans feels like second-class citizens, as chancellor Angela Merkel stated in her memorial address to the German reunification in 1990, may be nothing new. But following the electoral success of populist parties, a rise in acts of violence with xenophobic backgrounds and a growing number of citizens who openly reject the country’s democratic system, public awareness is drawn increasingly towards the “wall in the heads, the virtual social and economic barrier that even nowadays seems to divide the country. This phenomenon is, undoubtedly, not limited to the region – the right-wing populist party Alternative für Deutschland (AfD), criticized for its authoritarian and anti-immigration agenda and considered as being linked to the right-wing extremist milieu – is represented in all sixteen regional parliaments. According to the German interior ministry, almost half of the crimes qualified as xenophobic are committed in the eastern part, although it only represents only 17 percent of the overall population.

The reasons for these disparities may partly be historic. After more than 40 years under a communist one-party regime oppressing its people’s freedom and administering the whole country’s economy, the Democratic Republic of Germany is about to collapse. While hundreds of thousands of protesters demand a democratic renewal of the political system, the East-German GDP has dropped to a level of 43 percent, and salaries amount to only a third compared to West-Germany. In a speech held on the occasion of the monetary, economic and social union between both states, Helmut Kohl, chancellor of the former FRG and later of the reunited country, promises that the new Länder will soon become “prosperous landscapes, in which it is worthwhile to live and work”. Today, the east’s GDP is at 75 percent of the western level and is growing faster (1,6 against 1,4 percent in the west). Salaries have risen to 85 percent compared to the “old” Länder.

Despite these developments that seem to close this gap between living conditions in both areas, difficulties existed and continue to exist since the reunification until today. Between 1990 and 1996, 40 percent of the working population was temporarily unemployed at least once, and three quarters had to undergo professional retraining. Today, the percentage of employees in the low-wage sector is twice as high (32.1 % versus 16.5 % in the west). And 39 percent of those living in permanent poverty are East-Germans, although they represent only less than a fifth of the overall population.

Undoubtedly, this situation results from the massive destruction of jobs in the companies of the DRG in consequence of the transition of the region’s economy to the western capitalist system. In the years following the reunification, one third of the workplaces were cut as a result of privatisation and restructuring measures. In the industrial sector, half of the active workforce lost their jobs. The dismantling of large parts of the state’s economy is the consequence of the policy of an organism created in 1990 whose mission is to privatize the formerly state-owned companies following the principles of the Gest-German market economy – the so-called Treuhandanstalt (THA). In the four following years, the THA will sell – in many cases under questionable circumstances and with the help of means of delusion and corruption – approximately 50,000 real estate properties, 10,000 large companies and 25,000 small and medium-sized enterprises at ridiculously low prices. 

This “sellout” of the East-German economy is carried out by consulting companies tasked by the THA with the privatization of the East-Germany’s businesses. As the consultant companies remain committed to their previous clients, the conversion of the formerly communist industry is operated in accordance with the interests of big West-German and multinational companies. As a result, the most companies are either wound up or sold directly to their potential market competitors. In this way, the biggest investor in East-Germany, Siemens, was able to purchase the most precious part of the DRG’s electrical industry: 16 big companies with their 20,000 employees for the unreasonably low amount of 250 million D-Mark, negotiated with the THA using good relations with its leaders. After four years, when the organism is dismissed from office, it has accumulated 256 billion Mark in debt. As a result of privatizations and rationalizations, 2.5 million people lose their jobs, in the industrial sector, half of the workers become unemployed in only three years. In total, 80 percent of goods sold by the THA find a new owner in West Germany, 15 percent go to foreign investors, while only 5 percent remain in the East.

Numerous economic problems the region has to face today result from the miscarried transition from a centralised to a market economy. Although Siemens-Manager Heinrich von Pierer had stated, regarding his company’s investment in East-Germany, that “In light of the national duty, we should not overdo it with the market economy”.


Théo REINKE


German Translation :

Der Ausverkauf der Ostbetriebe – wie die Treuhandanstalt die DDR-Wirtschaft zugrunde richtete

CREDIT PHOTO : @PIXABAY (22/11/2019)

Die Bundesrepublik feiert den 30. Jahrestag des Mauerfalls, doch die Gräben zwischen den ehemaligen Nachbarstaaten scheinen bleiben weiter bestehen. Viele Missstände in den neuen Bundesländern haben wirtschaftliche Gründe, die ihren Ursprung im Missglückten Übergang der DDR-Betriebe zur modernen Marktwirtschaft haben. 

Die Umfrageergebnisse zeichnen ein klares Bild : 41% der Befragten geben an, sie könnten ihre Meinung heute nicht freier oder sogar weniger frei äußern, 58% fühlen sich nicht besser vor staatlicher Willkür geschützt. 52% sind unzufrieden damit, „wie Demokratie in Deutschland funktioniert“. Die Rede ist von einer im Oktober von der deutschen Wochenzeitung „Die Zeit“ in Auftrag gegebenen Studie, im Zuge derer Bürger aus fünf ostdeutschen Bundesländern sowie Berlin über ihre Zufriedenheit mit der Demokratie in Deutschland befragt wurden.

Dass sich auch heute, 30 Jahre nach dem Mauerfall, viele Ostdeutsche als „Bürger zweiter Klasse“ fühlen, wie Angela Merkel in ihrer Ansprache zum Tag der Deutschen Einheit am 3. Oktober in Kiel erklärte, ist sicherlich keine Neuigkeit. Und dennoch hat sich das Ost-West-Gefälle, die „Mauer in den Köpfen“, angesichts von Wahlergebnissen zugunsten extremer Parteien, der wachsenden Anzahl fremdenfeindlicher Übergriffe sowie der Ablehnung des demokratischen Rechtsstaates in Teilen der Bevölkerung, wieder ins Rampenlicht der öffentlichen Debatte gespielt. Diese Phänomene beschränken sich selbstverständlich nicht, wie oft fälschlich angenommen, auf die neuen Bundesländer – die Alternative für Deutschland (AfD) ist seit 2018 in allen 16 Landtagen der Republik vertreten. Doch sprechen Wahlergebnisse wie das der Bundestagswahl 2017 eine klare Sprache. Holte die laut eines Gutachtens des Verfassungsschutzes „rechtspopulistische Partei mit rechtsextremen Tendenzen“, die seit mehreren Jahren die Grenzen des öffentlich Sagbaren verschiebt, Rassisten eine Plattform bietet und sich gegen eine offene Gesellschaft ausspricht, in den alten Bundesländern 11,1% der Stimmen, so waren es im Osten mit 22,5% mehr als doppelt so viele. Und knapp die Hälfte der in Deutschland begangenen Straftaten mit fremdenfeindlichem Hintergrund entfällt auf die neuen Bundesländer – doch leben dort gerade einmal 17% der Gesamtbevölkerung.

Je weiter die Unzufriedenheit in den östlichen Bundesländern ins öffentliche Bewusstsein rückt, so sehr stellt sich die Frage nach deren Ursachen, welche zunächst zweifelsohne in der deutschen Teilung und den damit einhergehenden politischen, gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Umständen zu suchen sind: parlamentarische Demokratie, verfassungsrechtlich garantierte Meinungs- und Pressefreiheit und soziale Marktwirtschaft auf der einen, kommunistisches, realsozialistisches Einparteienregime, Unterdrückung von Meinungsfreiheit und staatlich kontrollierte Medien sowie eine zentral verwaltete Planwirtschaft auf der anderen Seite sind zweifelsohne für viele heute existierenden Probleme verantwortlich. Zur Wende 1990 stand die Deutsche Demokratische Republik vor der Zahlungsunfähigkeit, die Wirtschaftskraft betrug ca. 43% im Vergleich zur BRD, das Reallohnniveau befand sich auf etwa einem Drittel des Westniveaus.

„Blühende Landschaften, in denen es sich zu leben und zu arbeiten lohnt“ versprach der damalige Bundeskanzler Helmut Kohl, in seiner Fernsehansprache zur Währungs-, Wirtschafts- und Sozialunion zwischen beiden deutschen Staaten, in den neuen Bundesländern zu schaffen. Und tatsächlich holt der Osten, den Zahlen zufolge, auf: Das Bruttoinlandsprodukt hat sich im Jahr 2018 nicht nur auf 75% des Westniveaus erhöht, sondern ist mit 1,6% stärker gestiegen als im Westen (1,4%). Löhne, Gehälter und verfügbare Einkommen privater Haushalte liegen auf etwa 85% des Westniveaus.

Diese Zahlen mögen Grund zur Hoffnung sein, können aber nicht über anfängliche und bis heute fortwährende Schwierigkeiten hinwegtäuschen: bis 1996 waren 40% der Erwerbstätigen wenigstens einmal arbeitslos, drei Viertel aller Erwerbstätigen der DDR wurden in arbeitsmarktpolitische Maßnahmen gebracht. Heute sind in Ostdeutschland mit 32,1% doppelt so viele Arbeitnehmer im Niedriglohnsektor beschäftigt, wie in Westdeutschland, wo der Anteil 16,5% beträgt. Dies schlägt sich auch in der Armutsstatistik nieder: danach sind 39% der dauerhaft Armen in den neuen Ländern ansässig, obwohl dort nur ein Fünftel der Deutschen lebt. Nicht von der Hand zu weisen ist, dass die massenhafte Vernichtung von Arbeitsplätzen in den Betrieben der ehemaligen DDR an diesem Zustand ihren Anteil hat. In den Folgejahren der Wende fiel ein Drittel der Arbeitsplätze in den „volkseigenen Betrieben“ Privatisierungen und Restrukturierungen zum Opfer, im Industriesektor war es die Hälfte. Zu verantworten hat diese Entwicklung die Politik der 1990 gegründeten Treuhandanstalt, deren Aufgabe es war, die DDR-Betriebe mit ihren über sechs Millionen Angestellten nach den Grundsätzen der sozialen Marktwirtschaft zu privatisieren. Sie ist es, die in den vier folgenden Jahren, auch unter Zuhilfenahme von Täuschungen und Bestechungen sowie durch gefälschte Bilanzen etwa 50.000 Immobilien, fast 10.000 Firmen und über 25.000 Kleinbetriebe unter Wert verkaufte.

Eine nicht zu unterschätzende Rolle beim „Ausverkauf“ ostdeutscher Betreibe spielen die Unternehmensberatungen – in Leitungsausschuss der Treuhand wurden von der Bundesregierung je ein Vertreter von Roland Berger, McKinsey, KPMG und der deutschen Wirtschaftsprüfungs-gesellschaft Treuarbeit berufen – und waren somit direkt mit der Privatisierung der Ost-Unternehmen betraut. Dadurch, dass jene Beratungsfirmen weiterhin ihren bisherigen Auftraggebern verpflichtet bleiben, verfolgen diese daraufhin das Ziel des Verkaufs bzw. der Abwicklung möglicher Konkurrenten.

So erwirbt der Siemens-Konzern, der größte private Investor in Ostdeutschland, den wertvollsten Teil der Elektro-Industrie der ehemaligen DDR – 16 volkseigene Betriebe samt deren 20.000 Mitarbeitern – zu durch gute Verbindungen zur Treuhandanstalt ausgehandelten Spottpreis von 250 Millionen D-Mark, während unkalkulierbare Risiken dem Steuerzahler auferlegt werden.

Als die Treuhandanstalt 1994 ihre Arbeit einstellt, hat diese 256 Milliarden Mark an Schulden angehäuft. Infolge der Privatisierungen und Umstrukturierungen verlieren 2,5 Millionen Menschen ihre Arbeitsstelle. Die Hälfte aller Arbeitsplätze im Industriesektor verschwindet in gerade einmal drei Jahren. Und während 80% der verkauften Betriebe nach Westdeutschland sowie 15% ins Ausland verkauft werden, bleiben lediglich 5% blieben in ostdeutscher Hand.

Viele wirtschaftlichen Probleme Ostens sind also auf den schlecht umgesetzten Übergang von sozialistischer Plan- zur Marktwirtschaft zurückzuführen – dabei wusste schon Siemens-Manager Heinrich von Pierer: „Angesichts der nationalen Aufgabe darf man es mit der Marktwirtschaft nicht übertreiben.“

Théo REINKE

Sources :

https://www.deutschlandfunk.de/die-mauer-in-unserem-kopf.1148.de.html?dram:arti cle_id=180339 

https://www.sueddeutsche.de/leben/gesellschaft-hamburg-zeit-studie-ostdeutsche-unzufrieden-mit-demokratie-dpa.urn-newsml-dpa-com-20090101-191002-99-132728

https://www.bmwi.de/Redaktion/DE/Dossier/neue-laender.html

https://www.welt.de/wirtschaft/article162932181/Fremdenfeindlichkeit-macht-Ostdeutschland-zum-Risiko-Standort.html

https://www.bundesregierung.de/breg-de/themen/deutsche-einheit/deutsche-einhei t-heute  

https://www.bmwi.de/Redaktion/DE/Publikationen/Neue-Laender/jahresbericht-zum -stand-der-deutschen-einheit-2019.html

https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/deutsche-einheit-bleibende-unterschiede-zwi schen-ost-und-west-15185868.html

https://www.nzz.ch/international/merkel-mehrheit-im-osten-fuehlt-sich-als-buerger-zweiter-klasse-ld.1513186

https://www.wuv.de/karriere/studie_so_sehen_die_einkommen_in_ost_und_westde utschland_aus 

Steffen Mau, Lütten Klein: “Leben in der ostdeutschen Transformationsgesellschaft“, Frankfurt, 2019, S. 151 ff.

Toni Hahn, Gerhard Schön: “Arbeitslose- chancenlos? Verläufe von Arbeitslosigkeit in Ostdeutschland”, 1996, S. 10

https://www.linksfraktion.de/themen/nachrichten/detail/niedriglohn-im-osten-fast-je de-dritte-vollzeit-betroffen/ 

http://www.bpb.de/geschichte/deutsche-einheit/lange-wege-der-deutschen-einheit/ 47165/niedriglohnsektor?p=all 

https://www.boeckler.de/112132_116759.htm

https://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/deutschland-wer-dauerhaft-arm-bleibt-w si-verteilungsbericht-a-1236696.html 

https://www.deutschlandfunk.de/25-jahre-treuhandanstalt-eine-einzige-schweinerei. 694.de.html?dram:article_id=312882 

https://www.zeit.de/2019/41/ddr-treuhandanstalt-wirtschaft-privatisierung/komplett ansicht 

https://www.derstandard.de/story/2000090224349/die-afd-ist-nun-in-allen-16-deutsc hen-landesparlamenten-vertreten 

https://www.bpb.de/geschichte/deutsche-einheit/lange-wege-der-deutschen-einheit/ 47133/zusammenbruch?p=all 

https://www.mdr.de/nachrichten/wirtschaft/treuhand/treuhand-akten-ddr-einsicht-1 00.html 

https://www.sozonline.de/2019/10/treuhand-und-die-folgen/

https://zeitgeschichte-online.de/interview/frontier-erfahrung-im-wilden-osten

https://www.jungewelt.de/artikel/48791.einstieg-in-deutschland-gelang-durch-die-tr euhand.html

https://www.nachdenkseiten.de/wp-print.php?p=3697

https://www.isw-muenchen.de/wp-content/uploads/2016/10/isw-spezial-03.pdf

https://www.spiegel.de/spiegel/print/d-13489107.html

https://www.spiegel.de/spiegel/print/d-13491376.html

https://krautreporter.de/3018-die-treuhand-verstandlich-erklart

https://www.spiegel.de/spiegel/print/d-13489107.html



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