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Revue de Presse 01/04 – 07/04

Comprendre, confronter, concrétiser

Revue de Presse 01/04 – 07/04

Environnement / Les événements climatiques extrêmes ont coûté environ 500 milliards d’euros

L’Agence européenne pour l’environnement, créée en 1994 pour apporter des données fiables et indépendantes sur l’environnement, a publié cette semaine un rapport accablant sur les coûts engendrés par les aléas climatiques. Ce dernier concerne les 33 pays de l’espace économique européen, et s’étend de 1980 à 2017. Les chiffres sont glaçants: premièrement, il a été recensé 115 000 décès depuis les années 80, causés à 68% par des vagues de chaleur (contre seulement 22% de causes géophysiques comme des tremblements de terre ou autre) (Euractiv) .

Aussi, les coûts financiers sont gargantuesque et s’estiment à 453 milliards d’euros, soit la quasi-totalité du PIB belge. Concrètement, les pays de l’EEE ont perdu entre 7,4 (1980-1989) et 14 milliards d’euros (2010-2017) chaque année depuis 1980. Aussi, les pertes sont assez localisées: 83% sont liées à des aléas liés à la météo et au climat. En cause: la canicule de 2003, la tempête de neige Lothar de 1999 ou encore les inondations de 2000 en Italie et en France. L’italie, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont particulièrement touché, et c’est la France qui compte le plus de décès (23 415). Les pertes financières de l’hexagone s’élèvent à 62 milliards d’euro, et vont jusqu’à 96 milliards pour l’Allemagne.

crédits photo: Wikipedia – European environnement agency

Affaires Sociales / L’allongement du congé paternité : vers une parité en Espagne

Votée à l’unanimité du congrès des députés en juin 2018, cette mesure allonge le congé paternité de 5 semaines à 8 semaines. Cela ne représente qu’un premier pas, puisque le gouvernement a pour projet d’allonger ce congé paternité à 12 semaines en 2020 et à 16 semaines en 2021. (Le point)

Entrée en vigueur ce lundi premier avril, cette mesure permet d’atteindre une parité entre les hommes et les femmes. Sur ces huit semaines de congés, il est prévu que les 2 premières devront être prises sans interruption après l’accouchement et les six restantes pourront être prises soit sans interruption soit ponctuellement. Ce congé est par ailleurs indemnisé à 100%. (Le monde)

Cette mesure a cependant des conséquences financières. Selon El pais cet allongement du congé de trois semaines coutera 226 millions d’euros à l’Etat espagnol ainsi que 53 millions pour les entreprises espagnoles.

A titre de comparaison, la durée du congé paternité en France est de 11 jours weekends compris. La France se trouve ainsi dans la moyenne basse des pays européens, bien derrière les pays scandinaves comme la Norvège qui est le premier pays au monde a avoir instauré le congé paternité ou le Danemark ou les parents peuvent se répartir les semaines (jusqu’à 39 en Norvège), mais se situe devant l’Italie ou la Grèce ou le congé paternité est de seulement deux jours.

Cela pourrait bien changer en France, en effet un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) recommande un allongement du congé paternité à trois voire quatre semaine « afin de sécuriser la prise en charge de la mère et du nouveau-né dans les premiers jours du retour au domicile », précise le rapport.

En France, la durée du congé paternité est de 11 jours week-ends compris – pour les pères salariés. Pour favoriser « l’égalité professionnelle », un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), recommandait récemment de rallonger le congé paternité à trois, voire quatre semaines. «Un allongement de sa durée serait de nature à renforcer ces bénéfices.El Pais

Politique Etrangère / Elections municipales en Turquie : défaite électorale pour l’AKP

Les résultats sont durs pour l’AKP de Recep Tayyip Erdogan en ce début de semaine. La tenue des élections municipales le 31 mars a eu raison de la domination du Parti de la justice et du développement sur les mairies d’Ankara et Istanbul. Cette dernière a été conquise par Ekrem Imamoğlu membre du Parti Républicain du peuple, le CHP, orienté centre gauche. La sanction électorale de l’AKP incarne sans nul doute une réponse à la situation économique désastreuse du pays (Capital), et à la politique nettement plus nationaliste et autoritaire menée par le président qui rencontre l’opposition des vieilles élites républicaines et des nouvelles classes moyennes mondialisées. (Le Monde).

Malgré un engagement important dans la campagne, à raison de cinq meetings par jour (Le Monde) et la tenue d’un discours alarmiste et provoquant, le parti du président n’a pas suffisamment réussi à mobiliser son électorat sunnite conservateur et à contrecarrer les opinions défavorables dues à la dégradation de la situation économique du pays. Pour le journal Club Z, le résultat du vote de Dimanche incarne une volonté de sanction, les électeurs ayant voulu faire comprendre au président « qu’ils ne cautionnaient pas sa politique de division, de dénigrement et de diabolisation de l’adversaire politique ». Plus qu’une sanction de la politique du président, c’est l’absence de renouvellement politique au sein de l’AKP qui a été visé par les électeurs, comme le souligne Hürriyet Daily News. Au contraire du CHP qui a fait le choix d’un candidat tel qu’E. Imamoğlu, qui pourrait « porter le flambeau d’une nouvelle génération pour l’ensemble de la Turquie ». Or, même si l’opposition a remporté un franc succès lors de ces élections municipales, le Monde rappelle que le président « reste tout-puissant, surtout depuis son intronisation en tant qu’hyperprésident après sa victoire à la présidentielle […] de 2018 ». (Le Monde).

Photo : Bulent Kilic/AFP via Getty Images

Citoyenneté / les pièces d’identités bientôt frappées des symboles communautaires

Un règlement communautaire adopté cette semaine par le Parlement européen ordonne aux Etats membres de faire figurer les symboles de l’Union sur les documents d’identité nationaux, mais impose également l’établissement d’un format et d’une couleur identiques pour tous les pays en vue d’une meilleure clarté administrative.

La cristallisation d’une citoyenneté européenne.« Une grande carte bleue en papier plastifiée pour les Français. Une petite carte beige avec photo en Allemagne. Une petite carte à puce semblable à une carte de crédit avec une photo, pour les Espagnols. Chacun a sa version… ». Ainsi, en uniformisant l’ensemble des documents nationaux présentés au sein de l’Union, l’imposition de caractères et symboles communs pour l’ensemble des ressortissants de l’UE présage de manière allégorique, la représentation d’une véritable citoyenneté, comme finalité ultime du mouvement de patriotisme européen.

Une citoyenneté symbolique n’allant pas jusqu’à l’adoption d’un document d’identité unique. Il ne s’agit cependant pas de substituer à nos documents nationaux, une carte d’identité européenne. À en croire le député européen belge Gérard Deprez (ADLE) rapporteur du projet en question :« il n’est pas question de remplacer les cartes nationales d’identité par une carte européenne ; ni d’obliger les États membres qui n’en délivrent pas à en délivrer une ; ni de créer une banque de données européenne des empreintes digitales ; ni de constituer une base légale pour en créer une au niveau national comme se plaisent à le proclamer certains, au mépris de la vérité ! »

Crédit photo : https://pixabay.com/fr/illustrations/perception-psychologie-arbre-3110810/

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