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Revue de presse 18/02-24/03

Comprendre, confronter, concrétiser

Revue de presse 18/02-24/03

Relations franco-allemandes / Le parlement franco-allemand officialisé

Lundi 10 mars 2019, l’Assemblée Nationale donnait son aval à la constitution d’une assemblée parlementaire franco-allemande.

Ce mercredi 20 mars, le bundestag, l’assemblée allemande, approuvait aussi cette initiative lancée en novembre 2018 par les deux président de la chambre des députés français et allemand.

L’assemblée, présidée par les présidents des assemblées nationales Richard Ferrand et Wolfgang Schäuble (Euractiv), sera composée de 50 députés allemands et 50 députés français, et se réunira 2 fois par an pour discuter de propositions concernant les relations franco-allemande (DW).Son but est clair: organiser “ la convergence des droits français et allemand dans le but de favoriser la cohésion européenne” (LCP). Il convient toutefois de rappeler que cette mini-assemblée ne disposera d’aucun pouvoir législatif et donc contraignant. Côté français, seul le Rassemblement National de Marine Le Pen ne disposera pas de siège, en raison d’une insuffisance de siège (8) dans l’hémicycle traditionnel. La première réunion de l’assemblée parlementaire franco-allemande aura lieu à Paris, le 25 mars prochain (Reuters)

crédit photo: Bundestag, wikipedia

Politique / La suspension immédiate du Fidesz par le PPE: une décision fondamentale en vue des élections européennes

A la suite d’une réunion à Bruxelles ce mercredi 20 mars, le PPE s’est prononcé sur la question de l’exclusion du parti du Premier ministre hongrois, Viktor Orban et a soutenu sa suspension à 190 voix contre 3. Le Fidesz a déjà été à l’œuvre de déclarations contre la politique de Bruxelles.

Cependant, la campagne d’affichage diffamatoire de la part du parti contre le Président de la Commission européenne et membre du PPE, Jean-Claude Juncker a poussé 13 partis membres du PPE à réclamer « l’exclusion ou la suspension » du parti d’Orban.

Ainsi, ce mercredi, Joseph Daul, président du PPE a annoncé via Twitter la suspension immédiate du parti accusé de violations du principe d’Etat de droit. Par conséquent, les membres du Fidesz n’auront plus l’opportunité d’exercer leur droit de vote, de participer aux réunions et de proposer des candidats à des postes au sein du parti. De plus, il a été prévu la mise en place d’un comité d’évaluation pour surveiller la bonne mise en place des conditions évoquées précédemment, analyser la situation en Hongrie et faire des recommandations sur une éventuelle expulsion.

Dans la même journée, le Gouvernement hongrois s’est exprimé sur le sujet dans un communiqué de presse et expliqué qu’il « quitterait immédiatement le PPE » s’il venait à être suspendu. Malgré ces dires, à l’issue de la réunion, Orban évoque un « compromis » et une « bonne décision ». Cette suspension à durée indéterminée est un tournant pour les élections européennes et les avis sur la question sont tranchées. En effet, le journal Valeurs actuellesparle du « début de la fin pour la droite européenne » et un représentant de l’ALDE qualifie ce choix de « ruse politique qui fait honte à l’Europe ».

D’autre part, certains soulignent une bonne décision car le maintien du Fidesz au sein du PPE lui aurait éventuellement fait perdre des voix lors des élections. Par ailleurs, des hypothèses sur un rapprochement du Fidesz avec la Pologne et les italiens de Salvini voient déjà le jour.

crédits photo: EU2017 Estonian Presidency https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=76404965

Environnement / Le parlement souhaite une réduction plus importante des émissions de gaz à effet de serre

Dans un contexte marqué par une forte mobilisation pour le climat, le Parlement européen s’est prononcé la semaine dernière surla stratégie à long terme pour que l’UE parvienne à une économie sans impact négatif sur le climat présenté par la Commission en novembre 2018. Cette stratégie fait suite à l’accord de Paris pour lequel l’Union s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2030 et de 100% d’ici 2050. La commission expose huit pistes possibles pour y parvenir.

Lors de la session plénière du Parlement à Strasbourg, les députés européens ont présenté leurs idées sur cette stratégie en adoptant unerésolutionnon contraignante. Adoptée par 369 voix pour, 116 contre et 40 abstentions, cette résolution préconise principalement de revoir à la hausse les objectifs de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2030 et appelle les États à faire de même.

Les eurodéputés souhaitent ainsi réduire les émissions de GES de 55% et non de 40% d’ici 2030. Il encourage également les États membres à dédier une part plus importante des dépenses vouées à la recherche au soutien des objectifs climatiques. Le Parlement en a également profité pour apporter son soutien aux différentes manifestations pour le climat. Cette stratégie sera débattue par les dirigeants de l’UE lors du Conseil européen en mai.

Crédit photo : https://www.flickr.com/photos/freefoto/2759629888

Environnement / Des entreprises polluantes favorisées par les rachats de dettes privées de la BCE

Ce jeudi 21 mars, l’ONG Positive Money Europe et l’Institut Veblen, un groupe de pensée économique et écologique, ont publié conjointement une étude étonnante révélant que les rachats de dettes privées opérés par la Banque centrale européenne auraient principalement favorisé des entreprises polluantes émettant beaucoup d’énergies fossile.

Une étude menée par Irene Monasterolo et Stefano Battiston, deux chercheurs en finances respectivement au sein des universités de Vienne et Zurich.

En effet, entre 2014 et 2017, le montant des dettes rachetées sur les marchés financiers par la Banque centrale européenne s’élevait à environ 2.250 milliards d’euros « dans l’espoir de dynamiser l’inflation et la croissance » (La Tribune). C’est ce que l’on appelle « l’assouplissement quantitatif ». Cependant aujourd’hui, cette étude met en lumière le fait que c’est principalement les entreprises particulièrement émettrices de pollution inhérente à l’utilisation des énergies fossiles qui sont particulièrement visées par cette mesure, à l’instar de Daimler, Total, ou BMW (Le Monde).

Ainsi « plus de 60 % des titres ainsi achetés ont financé des entreprises travaillant dans les secteurs économiques les plus émetteurs de gaz à effet de serre : production et distribution d’énergies fossiles, secteur automobile, production d’électricité»(Le Monde).

Le parallèle est vérifiable en France. En effet, à en croire deux rapports publiés par les ONG Oxfam et Les Amis de la Terre le 24 novembre 2018, les grandes banques françaises ont augmenté leurs financements dans les secteurs du pétrole, du charbon et du gaz tandis que dans le même temps leurs financements ont baissé concernant les énergies durables comme l’éolien et le solaire. (IEIF)

Crédits photo :https://pixabay.com/fr/

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