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Revue de presse 8/04 – 14/04

Revue de presse 8/04 – 14/04

Energie / L’union de l’énergie serait « achevée », selon le commissaire chargé du climat

Miguel Arias Canete est catégorique, c’est le « cadre climatique et énergétique le plus ambitieux et avancé du monde ». Le média Euractiv, qui s’est procuré le « quatrième rapport sur l’état de l’énergie de l’union » en avant-première, a publié une synthèse du texte publié officiellement le 9 avril 2019 par la Commission Européenne.

L’institution affirme que ses travaux ont permis de concrétiser une « stratégie de l’union de l’énergie garantissant à tous les Européens une énergie accessible, abordable, sûre, compétitive et durable». Pourtant, l’objectif de 20% d’énergies renouvelable dans le mix énergétique des États semble plus difficile à atteindre, bien que le rapport reste optimiste. Certaines disparités devraient donc perdurer et l’union rester imparfaite, d’autant que la consommation ne cesse d’augmenter. De même, prévus pour 2020, les 20% d’efficacité énergétique devraient finalement se chiffrer à 17%. La commission européenne, qui a reçu les projets de plans sur l’énergie et le climat de tous les Etats, devrait publier ses recommandations d’ici juin. L’une des priorités est d’encourager les Etats dans leur marche à la transition par de nouveaux textes pour que les objectifs ne “fonctionnent pas comme des plafonds ou des pièges” (Euractiv). Au programme: des mesures de soutien, des initiatives pour garantir un accès égal à la transition énergétique (alliance européenne pour les batteries par exemple).

crédits photo: agence européenne pour l’environnement

Brexit / Une « Extension flexible » de la période de l’article 50 jusqu’au 31 octobre

10 Avril 2019 – Les marcheurs blancs avancent plus rapidement sur Westeros que le Brexit sur le vieux continent. À l’issue de plusieurs heures de négociations au Conseil Européen, les vingt-sept se sont entendus sur une décision aux conséquences « curieuses » selonJean-Claude Juncker: étendre pour le Royaume-Uni la période de l’Article 50 du Traité sur l’Union Européenne au trente-et-un Octobre (Toutel’Europe).

En d’autres termes, selon un mécanisme de « flextention » (Le Taurillon) le pays de la guerre des deux rosesbénéficiera d’un délai supplémentaire de six mois pour s’accorder avec Bruxelles sur un accord planifiant sa sortie de l’Union Européenne (Toutel’Europe). Le fameux « Deal » du Brexit, fondera les futures relations entre l’UE des vingt-Sept et l’Angleterre dans des domaines divers, touchant aussi bien à la circulation des marchandises et citoyens européens et britannique de chaque côté du Shuttle, aux règlements financiers liés à la sortie de l’Union Européenne, aux règlements de pêches, qu’à la situation de Gibraltar ou au très controversé problème irlandais (The Conservation). Theresa May avait déjà obtenu lors du sommet du 21 mars (Le Taurillon) un premier report de la mise en œuvre de l’article 50 du TUE prévu le 29 mars 2019 mais n’avait pu réunir, pour la troisième fois, le nombre de voix nécessaire avant la date butoir du 12 avril (344 voix contre 286). La « prise de contrôle des MP » n’avait pas non plus permis de s’accorder sur l’une des huit solutions proposées (votes du27 marset du1er avril), ni encore la promesse de démission de la Première Ministre si accord était trouvé.

Ce nouveau délai permettrait aux britanniques d’échapper à un NO DEAL et d’orchestrer leur retrait du jeu politique européen « de façon ordonnée ». Loin des exigences de souveraineté et d’autonomie exprimées par le Premier Ministre Cameron en novembre 2015 (NouvelObs), Londres souffrirait en cas de No-deal et de « Hard Brexit » d’une situation très défavorable (et coûteuse) dans de nombreux domaines rappelés par leHuffingtonpost.

En dépit des conseils ombrageux du Président du Conseil Donald Tusk « Ne gâchez pas ce temps », ces six mois de sursis ont été accueillis avec défiance au sein de la chambre des communes, dont les membres épuisés, ont tout d’abord profité pour se mettre en vacances ou redemander (dans le cas de « hard-brexiters ») la démission de Theresa May (Breaking News). Les citoyens britanniques se préparent tant aux élections locales qu’au scrutin européen (3 ans après le vote du Brexit).

De leur côté, les 27, ont obtenus au cours des négociations du 9 et du 10 avril la possibilité d‘organiser des réunions politiques au niveau européen, dont le Royaume Uni sera exclu.

L’absence d’élections le 23 mai prochain entraînerait cependant un no dealBrexit à la date du 1er juin 2019 (Toutel’Europe). Le Royaume-Uni pourrait quitter l’UE par ailleurs avant la fin de mai prochain dans le cadre d’une ratification d’un accord de sortie. Dans les cas contraires, la sortie de l’Union Européenne pourrait bien être le thème de ce que la presse surnomme déjà « Halloween Brexit ». Reste à savoir quel genre de Trickou de Treatil s’agira pour les citoyens britanniques et leur « Zombie Prime Minister » (The Guardian)

Crédits Photo: @Olivier Hoslet @AP

Elections européennes / « L’alliance souverainiste » de Salvini, à la conquête du Parlement

Ce lundi 8 avril, Matteo Salvini, ministre de l’intérieur italien, a rassemblé à Milan les représentants des partis nationalistes européens. Parmi eux Jörg Meuthen du parti alternative pour l’Allemagne (AfD), Olli Kotro issu des Vrais finlandais et Anders Vistisen, du Parti populaire danois. Leur rencontre a été organisée dans l’objectif de fédérer ces partis européens à l’approche des élections du Parlement Européen. Pour cela, ils ont convenu de se réunir sous la bannière de l’Alliance européenne des peuples et des nations. Le représentant de la Ligue du Nord a affiché l’objectif de former « le groupe le plus important du Parlement» (France24). Son appel à l’unité des partis nationalistes, motivé par « tous les mouvements politiques de son groupe» au Parlement – le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL) – laisse présager l’entrée d’autres partis européens dans l’Alliance, tel que le RN de Marine Le Pen. Conscient des «différences» entre les mouvements, M. Salvini a soutenu que l’Alliance travaillera à créer une alternative « à l’alliance entre les démocrates-chrétiens et les socialistes» (LePoint). A ce propos, le journal slovène Delo estime que « cette alliance que rapprochent l’islamophobie, l’antisémitisme et le nationalisme ainsi que le rejet du centralisme bruxellois a malgré tout des difficultés à se mettre d’accord sur un programme commun ». LeDeustchlandfunkremarque quant à lui, que l’absence lundi à Milan de Kaczyński, Orbán, Wilders, Strache, Le Pen, les vrais leaders de la droite européenne, symbolise sans doute que plusieurs avaient jugés peu judicieux de « prendre place à la table des brailleurs de l’extrême droite». Finalement, pour juger de la crédibilité de l’Alliance, il faudra attendre le grand meeting prévu pour le 18 mai à Milan.

Affaires sociales / Selon l’OCDE, la classe moyenne française est sous pression.

Alors que le gouvernement peine à apaiser la colère des Gilets Jaunes, mouvement illustrateur d’une colère générale, et notamment d’une partie de la classe moyenne emplie d’un sentiment d’insatisfaction et d’une profonde inquiétude face au risque de déclassement, l’OCDE constate l’omniprésence d’une pression économique au sein de ce groupe social. Mercredi 10 avril, l’OCDE a publié son rapport relatif à l’analyse des classes moyennes dans un éventail varié de pays membres.

Concernant la France, le premier constat est celui d’une classe moyenne représentée très majoritairement. En effet, cette dernière constitue une part de 68% de la population française face à 61% en moyenne dans les autres pays membres de l’OCDE. Cette proportion révèle le caractère essentiel résidant dans la compréhension de l’exaspération de cette classe sociale. Avec l’explosion des prix du logement, le budget des ménages se voit plombé et la proportion des ménages avouant faire face à des difficultés pour boucler les fins de mois s’envole (52%).

Sur le marché du travail on rencontre une autre forme de pression exercée sur la classe moyenne : l’automatisation. « Un emploi à revenu intermédiaire sur six est actuellement exposé à un risque élevé d’automatisation en France, proche de la moyenne des pays de l’OCDE »(Figure 3, Rapport Squeezed Middle Class, OCDE) d’où découle une prévision selon laquelle de nombreux emplois devraient subir des modifications dans l’avenir. Même si elle ne représente pas encore un enjeu majeur, l’automatisation est un phénomène contribuant à la compression de la classe moyenne.

Crédit photo : https://www.inegalites.fr/Qui-sont-donc-les-classes-moyennes?fbclid=IwAR05M6iaMK2f-Xd9Adsj3LKMFCArmgXxbA4yDAFxt6MsuQ4PkTuXIB6Q7Uc

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