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Revue de presse du 14 au 20 Octobre 2019

Revue de presse du 14 au 20 Octobre 2019


Législatives en Pologne : les conservateurs en tête

CREDIT PHOTO : @ L’EXPRESS (14/10/2019)

En Pologne, le parti national-conservateur « Droit et Justice » (PiS), au pouvoir depuis 2015, a remporté les élections législatives ce dimanche 13 octobre. Son score de 43,6% lui donne une majorité confortable de 235 sièges sur 460 à la Diète, le Parlement Polonais. Avec un tel score, qui n’avait été atteint par aucun parti dans les élections législatives depuis 1989, le PiS devance largement l’opposition, la Coalition civique (KO, centriste) qui obtient environ 27% des voix (LeMonde). Ces élections sont également marquées par le retour de la gauche à la Diète après 4 ans d’absence. L’alliance nationaliste et libérale Confédération fait quant à elle son entrée au Parlement (Toute l’Europe).

Avec une participation en hausse établie à 61 %, ce serait près de sept millions d’électeurs qui auraient voté pour le PiS, ce que le parti interprète comme « un plébiscite », selon RFI. Cependant, le PiS a perdu sa majorité au Sénat, la chambre haute du Parlement polonais, ce qui ralentira probablement le processus législatif dans son ensemble (Eurotopics).Pour obtenir un tel score, le parti a cherché à mobiliser les populations défavorisées des campagnes en se présentant comme le défenseur des valeurs familiales et traditionnelles. La victoire du parti s’explique également par la conjoncture économique favorable. Le gouvernement a déjà mis en place des aides sociales populaires, et compte aller encore plus loin. En effet, Kaczynski a plaidé pour « un Etat-providence à la polonaise » rapporte Le Monde. 

L’opposition centriste de la Coalition civique s’est appuyée sur les habitants des grandes villes s’opposant aux réformes menées, comme celles du système judiciaire et celle des médias publics. L’opposition avait d’ailleurs reçu un soutien de dernière minute du prix Nobel de littérature Olga Tokarczuk. Cette dernière a appelé les Polonais à choisir « entre la démocratie et l’autoritarisme » et perçoit ces élections comme « les plus importantes » depuis la chute du communisme en 1989.


Brexit : Des négociations qui stagnent et une exaspération qui monte

CREDIT PHOTO : @DIANEFOREY 2017

C’est un nouvelle échec pour Boris Johnson :  alors que beaucoup le donnaient gagnant à cause de l’exaspération des Britanniques, les députés ont décidé samedi d’un report du vote de l’accord négocié par le Premier Ministre. Ainsi conformément au Benn Act, loi votée pour garantir la sortie de l’Union avec un accord, Boris Johnson s’est trouvé forcé de demander un report du Brexit du 31 octobre au 31 janvier 2020. Cependant cet événement a été riche en contradictions puisque Donald Tusk, le président du Conseil européen, a reçu pas moins de trois lettres de la part du gouvernement britannique. 

La première, une demande de report du Brexit était en fait une simple copie du Benn Act, non signée pas le Premier Ministre. La seconde, cette fois-ci signée de la main de Boris Johnson, excluait toute demande de délai supplémentaire et affirmait qu’il ne pouvait qu’être dommageable pour l’ensemble de l’Union Européenne. Enfin la troisième fut envoyée par l’ambassadeur britannique auprès de l’UE, Tim Barrow, pour rappeler que la demande de report envoyée en premier lieu n’était qu’un écran de fumée pour se conformer à la loi. 

Même réaction du côté des dirigeants européens, Emmanuel Macron a lui aussi estimé « qu’un délai supplémentaire n’est dans l’intérêt de personne ». 

Du côté de l’UE, le Parisien, rapporte que la Commission européenne « a pris acte » de la décision du Parlement britannique et que la balle se situe dorénavant dans leur camp, à eux de s’organiser au mieux pour donner la marche à suivre dans cette imprévisible saga qu’est devenu le Brexit. 


 “L’Homme de Vitruve” de Léonard de Vinci autorisé à sortir d’Italie

CREDIT PHOTO : @WIKIPEDIA

A partir du 24 octobre, s’ouvre au musée du Louvre, à Paris, une exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci. L’année 2019 marque les cinq-cents ans du décès de l’artiste toscan, et à cet effet, le Louvre a entrepris des négociations avec des musées du monde entier, afin de réunir pas moins de cent-quarante œuvres de Léonard de Vinci.Une seule ombre figurait au tableau, le Tribunal administratif de Vénétie en Italie avait interdit le 8 octobre dernier, l’autorisation de sortie du territoire d’un dessin de l’artiste, « l’Homme de Vitruve », qui devait être l’une des œuvres phares de cette exposition.

Ce dessin, conservé à Venise et représentant les proportions idéales de l’anatomie humaine, devait être prêté au Louvre tout comme quatre autres œuvres du maître toscan, dans le cadre d’un accord signé en septembre entre le Louvre et le ministère italien de la Culture.Selon l’association de défense du patrimoine italien, Italia Nostra qui avait saisi le Tribunal, le prêt de ce dessin allait à l’encontre du code des biens culturels. Auparavant, le précédent gouvernement italien mené par Matteo Salvini avait émis des réticences concernant le prêt de ces oeuvres, arguant que, bien qu’il ait vécu les trois dernières années de sa vie en France, de Vinci était avant tout Italien et que de ce fait ses œuvres devaient rester en Italie.

Toutefois, le mercredi 16 octobre la justice italienne a tranché en faveur de l’autorisation de sortie du territoire de « l’Homme de Vitruve » (Le Monde), affirmant que la requête de l’association Italia Nostra « n’était pas suffisamment fondée ».Les visiteurs du Louvre pourront donc venir admirer cette œuvre. Il faudra cependant s’armer de patience, car avant même l’ouverture de cette exposition, le musée a déjà vendu près de 150 000 billets.

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