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Revue de presse du 15/04 au 21/04

Comprendre, confronter, concrétiser

Revue de presse du 15/04 au 21/04

France: Une reconstruction européenne de Notre-dame ?

La cathédrale de Notre-Dame de Paris : « C’est une partie de notre civilisation, de ce qui nous unit, de ce qu’est notre continent. » Amélie de Montchalin, secrétaire d’État chargée des Affaires européennes.

Alors que lundi soir, peu avant 19h, le monument emblématique de l’île Saint-Louis s’embrasait spectaculairement sous les yeux des passants ahuris, il faudra quatorze heures aux soldats du feu pour définitivement enrayer le brasier. Mais cet incendie hors du commun, ravageant l’un des joyaux du patrimoine français, fit des dégâts exceptionnels à l’image de l’effondrement de l’emblématique flèche de Viollet-le-Duc, qui surplombait jusqu’à lundi soir la cathédrale.

Une destruction hors du commun qui pourrait appeler à la compétence de l’Union européenne. Cependant, les compétences de cette dernière sont régies par le principe de spécialité, circonscrivant sa capacité d’agir à celle définie par les traités. Le patrimoine national n’entre pas dans son champ d’action si bien qu’en l’état actuel, l’union ne dispose d’aucun moyen d’intervention en vue de la reconstruction de la cathédrale de Notre-Dame de Paris alors que concomitamment, les dons et aides européennes affluent.

Pour ce faire le ministre la Culture, Franck Riester déclare« Nous invitons nos homologues européens, ministres de la culture et des affaires européennes, à se réunir en France le 3 mai prochain. En complément de nos compétences et nos moyens, si l’on peut également bénéficier du soutien et des retours d’expérience de nos voisins pour reconstruire Notre-Dame, nous saisirons cette occasion. Face à ce choc émotionnel et à cet élan de générosité, que nous avons ressentis, nous devons, ensemble, améliorer nos politiques patrimoniales dans nos pays, et à terme au niveau européen. »

Source photo :phototheque.net

Italie : Des tensions au sein de la coalition gouvernementale italienne.

À un mois des élections européennes, le gouvernement italien semble plus fragile que jamais. En effet des nouvelles tensions naissent au sein de la coalition gouvernementale du Mouvement 5 étoiles ( M5S ) et de la Ligue.

Le leader du Mouvement 5 étoiles et vice-président du Conseil Luigi Di Maio a accusé, vendredi, la Ligue d’extrême droite de son partenaire et ministre de l’Intérieur Matteo Salvini de mettre en danger la survie du gouvernement de coalition, investi le 1erjuin dernier.

Cette accusation a pour origine l’ouverture d’une enquête pour corruption visant le secrétaire d’Etat aux Transports, Armando Siri.«Aujourd’hui, la Ligue menace la survie du gouvernement […] Je suis effaré», écrit sur Facebook Luigi Di Maio.

La Ligue n’a pas croisé les bras mais au contraire répond aux accusations de Di Maio, « La Ligue entend bien gouverner, et longtemps, dans l’intérêt des Italiens. Imaginer une crise gouvernementale, ça ne peut se trouver que dans la tête de Di Maio » selon Matteo Salvini.

De même, le ministre de l’intérieur réclame l’hypocrisie de M5S en rappelant par ailleurs, l’affaire de Virginia Raggi défendue par ces derniers alors qu’elle était accusée d’abus de pouvoir.

Néanmoins, ces tensions semblent venir de la pression des élections européennes de mai. En effet les élections locales ont montré une progression du parti d’extrême droite, la Ligue, et une forte baisse du Mouvement 5 étoiles. Selon des sondages en vue des Européennes, 31,4 % d’italiens ont l’intention de voter pour la Ligue contre 21,5 % pour M5S.

Source : Les échos, telos

Crédit photo : Luca Bruno / AP

Commerce international: Le Conseil de l’UE vote en faveur de l’ouverture des négociations commerciales avec les États-Unis

Le Conseil de l’UE réunissant l’ensemble des ministres de l’agriculture le 15 avril dernier a voté en faveur de l’ouverture des négociations commerciales avec les États-Unis. Le refus d’Emmanuel Macron d’engager la France dans des négociations avec une pays n’ayant pas signer les accords de Paris issus de la COP21 s’est donc avéré insuffisant pour bloquer le processus. En effet, cette décision est soumise à un vote à la majorité qualifiée. La totalité des États-membres se sont prononcés favorablement à l’exception de la France ( vote contre ) et de la Belgique (abstention).

Selon le communiqué du Conseil de l’UE, cet accord aura pour « objectif (…) d’accroître les échanges entre l’UE et les États-Unis, d’améliorer l’accès au marché et de créer de nouvelles opportunités d’emploi et de croissance ». Celui-ci sera toutefois limité aux produits industriels. Cette restriction est notamment le fruit d’une volonté politique française d’écarter l’agriculture.

En outre, le Conseil des ministres a également autorisé la Commission à ouvrir des négociations sur un deuxième accord concernant « l’évaluation de la conformité ». Celui-ci vise à réduire les obstacles non-tarifaires en facilitant le travail des entreprises européenne et américaine dans la démonstration de la conformité de leurs produits aux normes en vigueur.

L’objectif de la Commission mené par Cecilia Malmström (commissaire au commerce) est d’arriver à un accord avant le 31 octobre c’est à dire avant la formation d’une nouvelle commission. L’accord devra ensuite être approuvé par le Parlement européen, issus des prochaines élections.

Crédit photo : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cecilia_Malmström

Société : La controverse de la Gestation Pour Autrui (GPA) au sein de l’Union Européenne

En Europe l’interdiction de la Gestion Pour Autrui (GPA) demeure une tendance majoritaire en Europe.

Parmi les vingt-huit Etats membres, seuls huit d’entre eux autorisent la GPA dont la Belgique, les Pays Bas, la Slovaquie, la Roumanie, le Royaume-Unis la Pologne, l’Irlande, et le Portugal. Néanmoins, même parmi ses pays, les législations qui encadrent cette gestation ne sont pas identiques. En effet, en Belgique, aux Pays-Bas, en Pologne et en Slovaquie, la gestation pour autrui est autorisée de fait, en l’absence de législation interdisant une telle pratique. Ce vide juridique suscite des difficultés en ce qu’il permet à tout un business de se créer autour de la procréation.Toutefois, en Irlande et en Roumanie elle est légalement encadrée dès lors que la loi prévoit un défraiement de la mère porteuse. Mais encore au Royaume-Uni, cela ressemble davantage à un acte d’altruisme. Les mères volontaires peuvent uniquement percevoir un dédommagement des frais médicaux et juridiques de la part du couple infertile ou homosexuel mais la seule prohibition expressément soulevée correspond à l’interdiction de la pratique des GPA contre rémunération.

Les disparités juridiques sur le continent européen tendent à encourager ce que le comité d’éthique appelle le « tourisme thérapeutique » et facilite également le contournement des législations. En France, si cette pratique est interdite, la Cour de cassation a légalement reconnu des enfants nés de GPA à l’étranger.

Les lacunes indéniables qui se manifestent dans les pays européens rendent la situation préoccupante.De nombreux pays européens ne prévoient absolument aucune prise en compte de la maternité de substitution au plan juridique. La GPA n’étant pas interdite par la loi, elle est alors susceptible d’être pratiquée et tolérée. En Belgique, on a constaté que quelques cliniques travaillent avec des mères porteuses et ainsi, chacune peut définir ses propres conditions. On estime que des mères porteuses auraient donné naissance à une cinquantaine d’enfants au cours des vingt dernières années.

Source photo : allodocteurs.fr

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