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Revue de presse du 20 au 26 janvier 2020

Revue de presse du 20 au 26 janvier 2020

La conférence de Berlin : vers un processus de paix en Libye ?


CREDIT PHOTO : @POOL/ AXEL SCHMIDT

La conférence de Berlin sur la Libye s’est déroulée dimanche 19 janvier, sous l’impulsion d’Angela Merkel et en présence de seize Etats et organisations dont les Etats-Unis, la France, la Russie, la Turquie ainsi que l’ONU. L’objectif de cette réunion était de trouver une solution politique au conflit libyen (Le Figaro).

En effet, depuis le début de la guerre civile en 2011 et l’assassinat du dirigeant Mouammar Kadhafi, deux camps revendiquent le pouvoir. D’un côté le gouvernement d’union nationale du Premier ministre Al-Sarraj, qui est internationalement reconnu mais ne contrôle que de petits territoires ; et de l’autre côté, le général Haftar et ses troupes qui gouvernent près de 80 % du territoire libyen et la majorité des ressources en pétrole. Cette guerre entre ces deux opposants est d’autant plus vive que des acteurs étrangers y prennent part. R.T. Erdogan, le président turc apporte son soutien au gouvernement d’union nationale en ayant par exemple livré des munitions et des véhicules blindés, tandis que V. Poutine, le président russe se place du côté du général Haftar (Courrier international). Les deux opposants libyens n’étaient pas présents à la table des négociations et ne se sont pas croisés à Berlin, bien qu’ils aient été reçus séparément dans la matinée par A. Merkel et son Ministre des Affaires étrangères.

Les participants à la conférence ont débattu les 55 points du communiqué final. Et après une longue journée de négociations, les participants se sont mis d’accord pour demander « un cessez-le-feu permanent » et renforcer l’embargo sur les armes. Le cessez-le-feu permettrait par la suite, l’éventuel envoi de troupes internationales assurant le maintien de la paix, action qui est soutenue par les parties prenantes à la conférence. Les Etats impliqués dans cette guerre civile notamment la Turquie et la Russie, se sont engagés à respecter l’embargo sur les armes et à mettre fin au soutien militaire aux deux opposants libyens (Berliner Zeitung). Cependant, certains commentateurs internationaux estiment d’ores et déjà que cette conférence n’aboutira à aucun acte, au regard du double jeu hypocrite de la Turquie et de la Russie.

La chancelière Merkel a conclu cette journée en soulignant que cette conférence n’était qu’une première étape d’un long processus. Une réunion est prévue prochainement pour définir les bases d’un cessez-le-feu. Mais aucune sanction n’est encore évoquée en cas de non respect de l’embargo sur les armes. Il reste donc à voir si les décisions prises lors de la conférence de Berlin seront appliquées et respectées.

Clémence RIZET


English translation

The Berlin Conference : towards a peace process in Libya ?


CREDIT PHOTO : @POOL/ AXEL SCHMIDT

The Berlin Conference on Libya took place on Sunday 19 January, under the impetus of Angela Merkel and in the presence of sixteen states and organisations including the United States, France, Russia, Turkey and the UN. The objective of this meeting was to find a political solution to the Libyan conflict (Le Figaro).

Indeed, since the beginning of the civil war in 2011 and the murder of the leader Muammar Kadhafi, two opposing camps have been claiming power. On the one side is the government of national unity of Prime Minister Al-Sarraj, which is internationally recognised but controls only small territories ; and on the other side is General Haftar and his troops, who govern nearly 80 % of Libyan territory and the majority of oil resources. This war between these two opponents is all the more acute because foreign actors are taking part in it. R.T. Erdogan, the Turkish President, supports the government of national unity by, for example, having delivered ammunition and reinforced vehicles, while V. Putin, the Russian President, is siding with General Haftar(Courrier international). The two Libyan opponents were not present at the negotiating table and did not meet each other in Berlin, although they were received separately in the morning by A. Merkel and her Foreign Minister.

Conference participants discussed the 55 points of the final release. And after a long day of negotiations, participants agreed to call for a « permanent ceasefire » and to strengthen the arms embargo. The ceasefire would then allow for the eventual dispatch of international peacekeeping troops, an action that was supported by the conference stakeholders. The states involved in this civil war, notably Turkey and Russia, have undertaken to respect the arms embargo and to put an end to military support for the two Libyan opponents (Berliner Zeitung).However, some international commentators already believe that this conference will not lead to any action, given the hypocritical double game of Turkey and Russia.

Chancellor Merkel concluded the day by stressing that this conference was only the first step in a long process. A meeting is planned to define the basis for a ceasefire. However, no sanctions have yet been mentioned for non-compliance with the arms embargo. It therefore remains to be seen whether the decisions taken at the Berlin Conference will be implemented and respected.

Clémence RIZET


Des luttes commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis au World Economic Forum 2020


@CREDIT PHOTO : Flickr White House

A Davos en cette édition 2020 les représentants européens et américains n’ont pas hésité à “croiser le fer” (Toutel’europe). En même temps que les représentants des pays européens présentaient le pacte vert européen, ils ont eu à débattre avec les représentants états-uniens du devenir de la “taxe gafa”. Alors que le projet au niveau européen semble s’être stoppé, des Etats membre tels la France continuent de manifester leur volonté de l’imposer (Forbes) ce qui lui vaut la menace d’une taxation de l’ordre de 100% par des tarifs douaniers sur l’exportation  sur le vin pour une valeur de 2,4 milliards a annoncé Donald Trump (Europe1). 

Le forum a été l’occasion pour le président américain de faire part de ses préoccupations sur les relations commerciales avec l’Union européenne. Bien qu’elles représentent le premier partenaire commercial des américains la relation leur est déficitaire de 138 milliards d’euros ce qui a amené le président Donald Trump à déclarer que l’Europe profitait des Etats-Unis (Le Monde). Pour réagir à cette situation il a fait peser la menace commerciale d’une taxe douanière de 25% sur l’automobile européen, et d’autres, afin de permettre l’ouverture de négociations de traités commerciaux. Le premier porte sur une reconnaissance mutuelle des systèmes de certification des standards de biens afin de faciliter le commerce entre les deux espaces, et le second sur une réduction des droits de douane pour des produits de pêche et industriel engagés suite au forum. Les pays européens maintiennent tout de même la volonté d’inciter un mouvement de réforme de la taxation internationale à l’OCDE (Forbes).

Philémon AUROUET


English translation

Commercial struggle between the US and the European Union at the World Economic Forum 2020


@CREDIT PHOTO : Flickr White House

In Davos in this 2020 edition the European and American representatives did not hesitate to « cross swords » (Toutel’europe). At the same time as the representatives of the European countries presented the European Green Pact, they had to debate with the American representatives about the future of the « gafa tax ». While the project at the European level seems to have come to a halt, member states such as France continue to show their willingness to impose it (Forbes), which has led to the threat of a 100% taxation through customs tariffs on wine exports worth 2.4 billion, announced Donald Trump (Europe1). 

The forum was an opportunity for the American President to express his concerns about trade relations with the European Union. Although they are the US’s largest trading partner, the relationship has a deficit of 138 billion euros, which led the US President to declare that Europe benefits from the United States (Le Monde). In response to this situation Donald Trump has threatened to impose a 25% customs tax on European cars, and others, in order to allow the opening of trade treaty negotiations. The first relates to mutual recognition of goods standards certification systems to facilitate trade between the two areas, and the second to a reduction in customs duties for fishery and industrial products initiated following the forum. The European countries nevertheless maintain their willingness to encourage a movement to reform international taxation at the OECD (Forbes).

Philémon AUROUET

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