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Revue de Presse du 22/04 au 28/04

Revue de Presse du 22/04 au 28/04

Commerce international / Le Japon peu convaincu par l’UE sur l’avenir de l’OMC

Le jeudi 25 avril Jean-Claude Juncker et Donald Tusk, respectivement présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, ont rencontré Shinzo Abe, Premier ministre japonais à Bruxelles avec pour mot d’ordre le progrès des relations Union Européenne-Japon. De là découle un État japonais réticent face aux motivations commerciale et climatique des dirigeants européens.

Au début de l’année le Japon et l’UE ont entamé un partenariat économique novateur(Euractiv)consistant à exempter de taxe la quasi-totalité des exportations européennes vers l’Etat japonais. Si le Japon se retrouve aujourd’hui à contre-courant de la dynamique de réforme de l’OMC, cette réticence se justifie par la pression exercée par les Etats-Unis. Cette question essentielle sera sur la table des négociations à Osaka, lors du prochain sommet du G20 en juin.

Officiellement, l’UE et le Japon ont des idées commune (Euractiv), pourtant les dirigeants européens se sont retrouvés incapables de convaincre les japonais d’une réforme importante de l’OMC. L’idée de réforme de la Commission Européenne s’est vue perturbée le 19 avril lorsque l’Australie et le Japon ont partagé leurs idées d’une réforme venant limiter les compétences et la portée de l’OMC, tout comme le souhaite les Etats-Unis. Pour l’Europe, cette proposition s’avère être une menace puisque l’organe représente un instrument essentiel à la conservation d’un équilibre dans les relations commerciales multilatérales.

L’organe se retrouve aujourd’hui menacé par cette indécision : il faudra nommer deux membres d’ici la fin de l’année sans quoi elle ne pourra continuer à fonctionner de manière stable.

Crédits Photo :http://french.xinhuanet.com/2019-04/26/c_138010190.htm

Politique / Des élections législatives difficiles en Espagne

Pour la troisième fois en moins de quatre ans, les Espagnols vont voter ce dimanche 28 avril lors de législatives anticipées qui se déroulent 15 mois avant la date initialement prévue (juillet 2020). Après une période d’instabilité au pouvoir, le risque de blocage politique semble toujours aussi important.

En effet pour une majorité au gouvernement, les alliances sont inévitables. Selon les sondages, le parti socialiste de Pedro Sanchez ( PSOE ), obtiendrai 176 sièges, il devrait donc nouer des alliances avec la gauche radicale de Podemos et des partis régionaux dont les indépendantistes catalans. Ces derniers pourraient s’avérer indispensables dans la constitution d’une coalition favorable à Pedro Sánchez. Selon les sondages, les socialistes ou la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), arrivent en tête. Ce dernier parti pourrait se révéler décisif pour assurer une majorité à Pedro Sanchez. Le socialiste a réitéré récemment son refus de tout référendum d’autodétermination mais promis plus d’autonomie. Les Cuidadanos en revanche tendent la main au parti populaire ( PP ) et la Vox progresse beaucoup. En effet l’an dernier elle était invisible dans les sondages et aujourd’hui elle compte 10 % des votes. Ainsi, elle serait représenté par 30 députés au parlement. Députés qui tiennent un discours très dur sur l’immigration, l’islam ou les féministes et qui s’opposent au mariage homosexuel, à l’euthanasie ou à l’avortement. Mais le résultat final de ces élections reste toutefois imprévisible, étant donné qu’un quart des électeurs reste encore indécis et qu’il existe une part de votes cachés pour l’extrême droite.

Crédits photo: Juan Medina

Ecosse Nicola Sturgeon souhaite un nouveau référendum

Deux semaines après l’octroi d’un second report de la date du Brexit pouvant aller jusqu’au 31 octobre, Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise qui avait indiqué vouloir observer l’évolution des négociations avant de se prononcer sur la possible organisation d’un nouveau référendum pour l’indépendance de l’Écosse semble s’être décidée.

Devant le Parlement d’Édimbourg, la Première ministre a déclaré mercredi 24 avril qu’il “faudrait proposer (…)le choix entre le Brexit et une Écosse indépendante, qui soit membre de l’Union européenne ». Ouest France

Par ces mots, la cheffe du parti national écossais remet au goût du jour la possible indépendance de cette partie du Royaume-Uni. Elle a indiqué préparer un projet de loi prévoyant la tenue d’un nouveau référendum. Celui-ci pourrait avoir lieu avant mai 2021, date des prochaines élections.

Pour rappel, un premier référendum avait déjà été organisé en septembre 2014. Les écossais s’étaient prononcés majoritairement (55%) contre l’indépendance de leur nation. Toutefois, le vote en faveur du Brexit pourrait complètement changer la donne, l’issue du premier référendum étant en parti lié au risque de quitter l’Union européenne en se séparant du Royaume-Uni. Or, ce vote contraint aujourd’hui les écossais à sortir de l’UE alors même que 62% d’entre eux avaient voté contre le Brexit.

France / Emmanuel Macron : Nouvelle lumière sur la politique migratoire

C’est au cours de sa conférence de presse présidentielle, jeudi 25 avril 2019 qu’Emmanuel Macron a affirmé sa volonté de redessiner les traits de l’espace Schengen qui selon lui « ne marche plus »

Jusqu’ici l’Union européenne avait mis en place différents dispositifs et adoptés pléthore de règlements pour gérer les flux migratoires particulièrement massifs en 2015.

La logique poursuivie jusqu’alors tendait à dissocier d’une part les migrants légaux entrant dans certaines catégories à l’image des demandeurs d’asile, des étudiants ou chercheurs, des travailleurs hautement qualifiés ou saisonniers, et d’autre part les individus issus d’autres formes d’immigration avec la mise en place d’un régime d’asile européen commun, d’une mesure d’enregistrement des migrants et enfin d’une politique en matière de retour et accords de réadmission.

Ainsi, jeudi dernier Emmanuel Macron martelait : « Nous devons profondément refonder notre politique migratoire. L’Europe souveraine forte est une Europe qui repense une ambition de coopération de développement à l’égard de l’Afrique (…) pour éviter l’émigration subie mais aussi une Europe qui tient ses frontières, qui les protège. C’est une Europe qui a un droit d’asile refondé et commun. C’est sur ces bases qu’on doit refonder Schengen quitte à ce que ce soit un Schengen avec moins d’Etat (…) Je crois très profondément à l’asile (…) mais pour bien accueillir ceux qui y ont droit, nous devons lutter plus efficacement contre ceux qui en abusent. »

Pour un regard plus approfondi sur la question migratoire : https://euhtoulouse.wixsite.com/euhtoulouse/europeanhorizonstoulouse/crise-migratoire-en-europe-entre-tension-et-coordination

Crédits photo: Pixabay

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